| Nous venons chacune d'une famille nombreuse par rapport au standard italien et donc nous sommes plus habitués à vivre en circonstances d'échange et de partage. Malgré ceci la société italienne impose un style de vie individuel et compétitif, qui par conséquent influence directement nos vies | ![]() |
| En choisissant de venir au CJK nous étions conscientes de nous approcher de la vie en communauté, avec tous les avantages et les inconvénients que ce terme comprend. En tout cas, la différente quotidienneté qui caractérise chaque pays et chaque culture ne peut pas être comprise à 100% lorsque on ne la vit pas personnellement et concrètement… et en effet combien de surprises !!! En parlant nous nous sommes aperçues que nos sensations à leur égard sont identiques: Nous nous sommes rendues compte qu'ici nous affrontons des journées et des situations de manière plus positive et avec moins de doutes… Pourquoi ? Selon nous, ceci est liée à la sensation de sécurité et de protection que la « grande famille du Centre » nous offre chaque jour et à tout instant ; dans n'importe quel lieu du Centre il y a quelqu'un prêt à nous accueillir, à parler et à se confronter à nous, chose qui se produit rarement en Italie, surtout s’il s'agit d'un étranger. Tout cela nous aide à nous sentir bien acceptées et faisant même partie intégrante de ce lieu, même si il ne manque pas de préjugés sur la couleur de nôtre peau laquelle, inévitablement, créent la méfiance et/ou l’attirance | |
| Tous ces aspects de la vie communautaire qui sont pour nous difficiles à affronter quotidiennement, mais qui au final nous enrichit. Car il y a inévitablement des règles de cohabitation à suivre comportant des renoncements et contraintes de notre part comme de la part de tous les autres pour le respect de tous | ![]() |
Même de ce point de vue nous sommes satisfaites de notre expérience ici et très conscientes de l'importance du partage comme enrichissement personnel et comme facteur d'unification sociale.
Camilla et Alice
Après une paire d’année d'absence du Centre, le retour est quelque chose de fantastique et d'indescriptible…
Retrouver les amis, la plupart grandis et mûrs, retrouver l'esprit de toujours, les milles activités, les nombreuses occasions de partage…
Je fais le cours d'italien débutants et une vidéo forum sur l'écologie, sur les problèmes liés à l’environnement, à la pollution. Une fois par semaine il est prévu un film sur le sujet suivi par un débat.
Les films déjà vu et en programme sont :
Je vais continuer jusqu'à la moitié de juin, puis nous commenceront les camps de travail.
L'écologie, et tout ce qui la concerne, n’est pas un thème encore beaucoup senti ici, mais le groupe, qui s'est formé pendant les rencontres faites jusqu'à ce moment là, est compact, plein d'idées, d'envie de découvrir et de savoir.
Comme dans le monde entier, même ici la situation de l’environnement est assez préoccupante, ainsi, en sensibilisant les jeunes, nous espérons de faire naître à eux une conscience, pour qu'au moins, dans leur vie quotidienne, puissent agir d’une façon soutenable.
Un méthode pour les rendre plus conscients au niveau de ce qui se passe est celui de leur faire comprendre que chaque forme de pollution, par exemple, pèse lourdement sur tous les points de notre vie : économique, sanitaire et social.
Le concept de base est que chacun et chacune entre nous peux faire sa petite partie pour améliorer la situation actuelle… ici au Burundi comme en Italie et en Europe.
Camilla Rota
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Amis lecteurs et lectrices bonjour,
Ça y est, elle est passée ! Mais qui, mais quoi ? Notre Journée Portes Ouvertes au Centre Jeunes Kamenge organisée le premier juin, une première dans la vie du Centre en 18 ans de vie.
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Que d'énergie dépensée pour un évènement grandiose: du jamais vu! Après l’avoir annoncée et expliquée dans une conférence de presse organisée le 30 juin à 11H, nous avons commencé la Journée Portes Ouvertes au Centre Jeunes Kamenge ce Dimanche à 9h00 : Une marée humaine ! Enfants, jeunes et adultes qui sont arrivés de tous les côtés. Quatre bus étaient mobilisés pour le transport gratuit (aller et retour) des gens habitants loin de notre Centre à partir des points d’arrêt bien ciblés (huit points au total au centre ville et dans les Quartiers Sud de la ville).
Environ 10 000 personnes ont effectué une visite sur une trentaine de stands bien établis pour découvrir nos activités. Il ya vait aussi la possibilité d’assister et de participer aux spectacles et aux activités sportives : matchs amicaux de football et de volley-ball, musculation, musique, danses, théâtre, acrobaties non stop.
Nous avions le désir de faire découvrir à l’autres personnes ce lieu particulier, ce lieu de paix, de détente, de réconciliation dans un pays qui a connu des situations très difficiles et nous avons réussi. Ça a été une très belle expérience de voir tous nos jeunes et nos animateurs se mobiliser autant pour montrer NOTRE Centre.
Les gens sont venus découvrir les projets, certains parce qu’ils étaient invités, d’autres parce qu’ils sont convaincus que notre travail auprès de la jeunesse est très important, d'autres par simple curiosité...
Il fallait voir les mamans qui voulaient faire inscrire leurs enfants de 7 à 8 ans (alors que nous travaillons avec les jeunes de 16-30 ans), des journalistes qui ont versé des larmes, des adultes revenus voir un lieu qu’ils avaient fréquenté pendant leur jeunesse (pendant la guerre souvent)
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Une vraie foire de la paix dans un pays qui en a tant besoin.
Une expérience inoubliable à renouveler !!!
Bonne lecture à tous, Claire
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“Le seul, le vrai, l'unique voyage,
c'est de changer de regard.” (Marcel Proust)
Cette phrase peut résumer l’objectif de la soirée à Gossolengo: permettre aux gens de connaître un nouveau pays à travers les regards de quelqu’un qui est né et grandi dans ce pays, de quelqu'un qui a vécu là bas en travaillant avec les jeunes et de quelqu’un qu’il l’aime parce que il a touché les cordes de son cœur. Le Burundi petit et verte, pays d’Afrique Centrale a connu et continu a connaître la guerre, la misère, la famine, la pauvreté et le dénuement, mais les gens du Burundi ont envie de recommencer, ils désirent la paix et la réconciliation, ils veulent dépasser les difficultés économiques pour vivre en harmonie avec leur proche et avec eux-mêmes. Ils veulent vivre !