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ARC EN CIEL Février 2012

Chers lectrices et lecteurs bonjour,
Impossible pour moi de rédiger cet éditorial sans vous parler de notre chère Dona, qui
nous a tristement quitté le 6 janvier dernier à l’age de 48 ans. Impossible de ne pas adresser un message d’Adieu à cette grande femme africaine qui nous aura tous marqué d’une manière ou d’une autre.
Dona était quelqu’un d’entier, elle n’était pas ce que l’on attendait d’elle, elle était
« ELLE » tout simplement, elle ne se cachait pas derrière une image ; elle était riche de nombreuses qualités humaines et
aussi imparfaite que tout être humain. La différence avec beaucoup d’entre nous : elle le savait, elle était consciente de qui elle était ! Elle était VRAIE notre Dona. Elle était aussi et indéniablement une femme qui ne mâchait pas ses mots, n’en déplaisent à certains et qui s’affirmait quel qu’ait été son interlocuteur. C’était là une de ses grandes forces.
Un engagement hors pair en faveur des plus démunis, une empathie pour ces femmes vieilles et jeunes des quartiers dont elle rêvait qu’elles sortent de toutes les misères auxquelles les femmes sont confrontées au Burundi et en Afrique en général.
Le monde aurait besoin aujourd’hui de centaine voir de milliers de Dona pour réveiller les consciences et susciter chez chacun la possibilité et la volonté de faire ce qu’il est en mesure de faire.
Dona était aussi de ceux qui croient. En dieu certes, et toujours avec sincérité et amour et non pour plaire à la société ou à la communauté, comme certains d’entre nous. Elle croyait en la nature humaine malgré tout et son engagement auprès de centaines et centaines de membres des Associations dans les Quartiers Nord, de sa troupe théâtrale, de la chorale, dans les camps de travail et formations, dans les cours de dactylographie, dans les quartiers, etc, en témoignait chaque jour.
Elle était aussi parmi les rares qui voyagent en Occident et qui reviennent au Burundi malgré les sarcasmes de beaucoup !
Elle aimait l’Afrique et elle rêvait de paix , de justice et de développement pour elle !
Dona tu auras laissé une TRACE indélébile dans le monde, sois en sure.
Salue pour nous tous ceux que tu as rejoins là haut, en particulier notre Jerry, son épouse et leur enfant. Retrouve bien Kaka Victor et Soeur Anatolie aussi. Vous avez bâti et alimenté le Centre Jeunes Kamenge ensemble pendant de nombreuses années et nous vous en remercions tous. On t’aime Dona et on te remercie pour tout ce que tu as été ! Repose en Paix…
Claire

ARC EN CIEL 104

Bonjour à tous,
Un mois bien rempli au Centre Jeunes Kamenge. Les camps d’été pour les jeunes fonctionnent à plein poumon malgré l’ambiance actuelle. Rien ne peut ar- rêter le Centre Jeunes Kamenge dans son élan de grand bâtisseur de paix et de réconciliation. L’énergie de la jeunesse est là, le désir de la population d’avancer ensemble est là et le Centre Jeunes Kamenge est là pour insuffler et soutenir tous ceux qui rêvent d’un Burundi meilleur.
A titre d’exemple, les conséquences de l’engagement des jeunes dans les camps : 16 maisons pourront être construites grâce au camp Démocratie 1 et 23 maisons grâce au camp Démocatie 2. Un engagement qui permet aux familles vulnérables des Quartiers nord de se réinstaller ou bien de s’installer plus conve- nablement.
Par ailleurs, un très grand nombre de visiteurs en provenance de l’hémisphère nord cette année encore. Des italiens surtout, jeunes et moins jeunes qui, eux aussi, s’engagent aux cotés des jeunes burundais. Une confrontation parfois paisible, parfois brutale. Un choc des cultures inévitable mais tellement béné- fique tant pour les uns (du nord) que pour les autres (du sud). Enfin, outre les camps et les tournois sportifs organisés dans les quartiers, le Centre Jeunes Kamenge vous propose une fois de plus, une multitude de concerts. 6 au total, à travers les 6 communes nord de la capitale. Un très bon été et une bonne lecture à vous tous !

Claire

ARC EN CIEL 103

Amis lecteurs bonjour, Une petite réflexion entre nous sur un phénomène qui a trop souvent mis en péril la paix au Burundi : le phénomène de rumeur : Selon Wikipedia.org, le mot rumeur a deux acceptions:

  1. Un bruit informel, persistant et sans source déterminée (rumeur de la foule, du corps, de la mer);
  2. Un phénomène de transmission large d'une histoire à prétention de vérité et de révélation par tout moyen de communication formel ou informel.
Ce second sens, discuté ici, recouvre des réalités très diverses : 
  • les fausses informations, erreurs journalistiques et manoeuvres de désinformation, pourvu qu'elles soient ré-vélées a posteriori et fassent controverse ; 
  • les préjugés, quand ils sont racontés et non seulement assénés;
  • la propagande, quand elle prend appui sur des histoires de vie, des cas exemplaires, des théories globales;
  • certaines formes de théorie du complot,quand la narration importe davantage que la révélation; 
  • la légende contemporaine ou légende urbaine, quand elle perd son côté purement anecdotique et se trouveau centre de controverses, en particulier médiatique.

Soyons conscients que les rumeurs peuvent faire partie de techniques d'influence dans le cadre de straté- gies de diversion. Alors laissez moi vous prodiguer un petit conseil qui pourrait nous aider à préserver la paix au Burundi :croire à la multitude de rumeurs qui circule en ce moment dans le pays, et en particulier dans cette période plus que délicate, veillez à vérifier la véracité de chaque information/rumeur que l’on vous rapporte et si ce n’est pas possible, doutez, restez le plus sceptiques possible. Adoptez cette attitude face à toutes les informations non véri- fiables que l’on vous transmet ; et cela qu’elles concernent le parti politique en lequel vous croyez tout autant que celui que vous ne soutenez pas. Etre partisan, militant, sympathisant d’un parti ne signifie pas être aveugle, sourd, de mauvaise foi, partial, subjectif ou injuste !!! Vous, les différents militants des partis politiques, ne soyez pas ob- tus et bornés, vos leaders ont le devoir de vous écouter puisqu’ils convoitent vos voix, alors servez vous de ce pouvoir pour leur faire retrouver la raison lorsque ces derniers s’égarent dans des bassesses, provocations gratui- tes ou incitation à la haine et à la violence, menaçant ainsi la paix que nous tentons de bâtir ensemble depuis silongtemps.

Analysez prudemment chaque information que vous recevez, n’ayez pas tendance à considérer cha- que rumeur transmise de bouche à oreille comme valable. Vérifiez !!! On dit en ce moment que la Paix au Burundi ne tient plus qu’à un fil. Souvenons-nous alors que ce fil est très long et que chacun d’entre nous en possède un morceau. Alors une fois de plus

Claire

ARC EN CIEL 102

Amis lecteurs bonjour, J’attendais le dernier jour du mois de mai pour la rédaction de cet éditorial tant les choses bougent au Burundi ces der- niers temps. Le premier scrutin des élections a été reporté à deux reprises pour des raisons logistiques, les résultats ont été publiés tardivement, des contestations se font entendre, etc. Promenez vous dans les rues, dans les quartiers, dans les magasins, dans les cabarets et restaurants de la capitale et vous constaterez que pas une conversation ne concerne le déroulement de ce premier scrutin. Certains sont satisfaits, d’autres sont mécontents, certains sont confiants, d’autres ont des doutes, certains acceptent la défaite, d’autres la contestent, etc, etc... Enfin un point positif dans tout cela, c’est que nous autres burundais, nous nous exprimons !!! C’est aussi cela la Démocratie. Le fait de pouvoir penser et s’exprimer à haute voix. Mais attention néanmoins ! Quelle que soit votre appartenance politique, faites attention de ne pas confondre militantisme et fanatisme. Ne tombez pas dans ce piège, n’insultez ou ne maltraitez personne sous prétexte qu’il n’a pas les mêmes convictions politiques que les vôtres. Le militantisme est beau et (a) fait grandir nombre de nations. Au contraire, le fana- tisme est dangereux et n’engendre de manière générale que violences et souffrances. Il n’a jamais amené rien de bon à tous les peuples qui l’ont subi/pratiqué. Le fanatisme d’une population la voue à sa propre perte. Fanatisme religieux, fanatisme politique, fanatisme dans le sport, ne font qu’engendrer la violence et jamais rien de plus....

Claire 

Brochure environnement, Camilla Rota

Notre société est devenue une société de consommation, et plus on consomme, plus le poids des déchets qu’il faut gérer devient lourd .
Regardons nos Quartiers en général et Buterere en particulier : tous les déchets de la ville sont jetés là-bas : les déchets du marché (après avoir siesté quelque semaines à l’extérieur du marché), ils sont envoyés à Buterere ; la Brasserie envoie ses déchets de verres et de bouteilles cassées à Buterere.
Est-ce qu’il existe à Buterere une décharge pour organiser le tri, le recyclage, la destruction des déchets? NON!!! Absolument pas!!!
Les déchets sont simplement envoyés et laissés là-bas, en causant de désagréables odeurs qui rendent la vie de la population difficile, ceci sans compter les problèmes de santé provoqués par les gaz émis à cause de la chaleur, etc.
Ouvrons une petite parenthèse sur le lac Tanganyika, patrimoine du Burundi, de la région de l’Afrique de Grands Lacs et du monde entier.
Nous exploitons ce lac pour… presque tout ici à Bujumbura ! Nous mangeons ses poissons, nous utilisons ses eaux pour boire, laver, arroser, travailler dans les usines… Est ce que nous sommes conscients du danger ? Toutes les formes de pollution ont des répercussions sur ce lac. Les usines (beaucoup) jettent leurs déchets de production directement dans le lac ou dans les rivières qui terminent leur voyage… dans le lac ! Et pas seulement le usines… aussi une grande partie de la population a cette habitude, en étant peut être inconsciente des dangers.
Toutes ces activités polluent ! Et nous ne pouvons pas croire que les poissons qui ont comme milieu ce lac, soient sains et bons pour la santé de l’homme !
Nous ne pouvons pas continuer à croire que les eaux que nous utilisons et qui subissent autant d’agressions ne soient pas nocives pour notre santé!
Réalisé par le groupe « L’environnement aujourd’hui » du Centre
Jeunes Kamenge. Merci à Armand, Bonheur, Bosco, Emmanuel, Eric et Tassien.
Mise en page: Cami Rota

ARC EN CIELN°99

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